UFFA, circulaire n° 169-2017

L’intersyndicale s’est réunie ce jeudi 26 octobre dans les locaux de l’Unsa.

La CFDT s’est exprimée immédiatement après l’Unsa qui recevait pour dire que la mobilisation du 10 octobre a été suffisamment forte pour que le gouvernement revienne sur un certain nombre de ses propositions. Toutefois, à nos yeux, ces évolutions sont encore insuffisantes. Le point qui cristallise nos mécontentements est l’année 2018, avec en tête le report du calendrier de mise en œuvre de PPCR et le gel de la valeur du point, et le jour de carence.

La CFDT souhaite que les actions qui pourraient être décidées soient utiles, sur un périmètre identique à celui convenu collectivement pour le 10 octobre : mobilisation Fonction publique sur des mots d’ordre Fonction publique. Nous avons donc proposé la date du CCFP pour montrer que la mobilisation des organisations reste entière. La CFDT a fait la proposition d’un rassemblement sur des mots d’ordre très précis, devant Bercy.

Cette proposition a fait l’objet d’un consensus entre les organisations. Autre proposition retenue par l’ensemble des organisations : envisager de ne pas se rendre au conseil commun du 6 novembre si le Gouvernement ne revient pas sur ses propositions (CSG et mise en œuvre de PPCR).

Une nouvelle intersyndicale est programmée pour le mardi 28 novembre 2017 à 16h30 à la CFDT.

IMPORTANT : Nous appelons dès maintenant l’ensemble des fédérations à mobiliser leurs militants parisiens pour être présents en nombre le 6 novembre à midi devant Bercy. La CFDT, ses militants et ses couleurs doivent se voir.

Amitiés syndicales.

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Rendez-vous salarial : la mobilisation se poursuit

Les agents de la fonction publique exigent d’être entendus par le gouvernement !

L’ensemble des organisations syndicales de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CGC,FA FP), réuni le 26 octobre 2017 au siège de l’UNSA, constate que les réponses du gouvernement ne sont pas à la hauteur des attentes des agents publics exprimées notamment lors de la mobilisation du 10 octobre dernier en matière de pouvoir d’achat, de garantie des engagements pris et d’emploi public.

Elles ont donc acté la poursuite de la mobilisation unitaire sur la base des revendications communes portées le 10 octobre dernier avec le large soutien des agents publics (dégel de la valeur du point d’indice, non rétablissement de la journée de carence …).

C’est pourquoi, si la position du gouvernement n’évolue pas favorablement à l’égard de ces revendications aucune organisation syndicale ne se rendra à la convocation de l’Assemblée Plénière du Conseil Commun Fonction Publique du 6 novembre présidée par le ministre. Les organisations syndicales appellent d’ores et déjà à un rassemblement militant le lundi 6 novembre devant Bercy à midi.

Le principe d’une prochaine rencontre est déjà acté.

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Interview de Laurent Berger à Alternatives Economiques (24/10/17)

« Si on veut changer la société, il faut commencer par changer le travail »

Quel rôle un syndicat peut-il jouer dans les transformations en cours du marché du travail ?

Le secrétaire général de la CFDT, qui n’a pas caché sa déception après la promulgation des ordonnances, entend peser sur les réformes à venir de l’assurance chômage et de la formation professionnelle. Il veut également réinvestir la question du travail et de la gouvernance des entreprises. C’est une question de survie du syndicalisme « qui est mortel », assure Laurent Berger.

Les consultations sur l’avenir de l’assurance chômage viennent de démarrer. Qu’en attendez-vous ?

D’abord, que le gouvernement confirme que les chômeurs conservent les droits actuels à indemnisation : il est hors de question pour la CFDT que l’on revienne sur le montant ou la durée.

Ensuite, il faut élargir les droits aux « travailleurs des plates-formes », à tous ceux qui sont indépendants mais qui travaillent dans une situation de dépendance économique. Leurs donneurs d’ordre devront contribuer au financement de cette protection sociale, qui doit rester prioritairement fondée sur un système contributif : je touche parce que je cotise. L’assurance chômage est un revenu de remplacement, pas un revenu universel majoritairement financé par l’impôt.

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Les syndicats de fonctionnaires maintiennent la pression sur le gouvernement

Vendredi 20 octobre, la CFDT, l’Unsa et la FSU ont interpellé séparément le gouvernement pour lui demander d’annuler sa décision de report d’un an de la mise en œuvre du protocole de 2015 sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR). Les organisations syndicales pointent le non-respect de la parole de l’État.

Les organisations syndicales représentatives ne lâchent rien sur le protocole sur les parcours professionnels, les carrières et les rémunérations (PPCR). Vendredi 20 octobre, 3 d’entre elles (CFDT, Unsa et FSU) ont, chacune de leur côté, demandé au gouvernement de revenir sur sa décision de différer d’un an le calendrier d’application de ce plan de revalorisation des carrières élaboré en 2015 par l’équipe de François Hollande et qui devait donc initialement s’étaler jusqu’en 2020.

Annoncé par le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, lors du “rendez- vous salarial” du 16 octobre, ce report constitue “une remise en cause de la reconnaissance des qualifications et de l’engagement des agents dans l’exercice quotidien de leurs missions”, estime la secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques, Mylène Jacquot, dans une lettre au locataire de Bercy.

Dans des courriers envoyés quant à eux au Premier ministre, Édouard Philippe, l’Unsa et la FSU évoquent respectivement une “injustice pour de nombreux fonctionnaires, qui attendaient en 2018 sa mise en œuvre” et un  “très mauvais signal envoyé aux personnels [qui contribue] àdégrader de nouveau le pouvoir d’achat des agents déjà mis à mal par l’annonce d’un nouveau gel du point d’indice”. Lire la suite

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Lettre au ministre Gérald Darmanin

La CFDT n’accepte pas de voir se profiler une année 2018 particulièrement négative pour l’ensemble des agents publics : gel de la valeur du point, rétablissement du jour de carence, augmentation de la cotisation « retraite » et enfin report du calendrier PPCR. La CFDT l’a fait savoir par lettre au ministre Gérald Darmanin.

Paris, le 19 octobre 2017

Monsieur le ministre,

Vous avez annoncé lors du rendez-vous salarial, le report de douze mois de la mise en œuvre du protocole sur les carrières et les rémunérations (PPCR), tout en assurant qu’il sera bien appliqué nonobstant ce décalage calendaire.

En séance, notre organisation vous a immédiatement fait part de ses premières réactions. Si l’annonce de l’ouverture du chantier de la participation financière des employeurs publics à la protection sociale complémentaire en santé et prévoyance des agents, recueille notre appréciation positive mais vigilante, d’autres appellent de notre part de très vives critiques.

La CFDT n’accepte pas de voir se profiler une année 2018 particulièrement négative pour l’ensemble des agents publics : gel de la valeur du point, rétablissement du jour de carence, augmentation de la cotisation « retraite » et enfin report du calendrier PPCR.

Cette dernière décision constitue à nos yeux une remise en cause de la reconnaissance des qualifications et de l’engagement des agents dans l’exercice quotidien de leurs missions au service de l’intérêt général, du pouvoir d’achat dont une nouvelle dégradation viendrait confirmer ce que les agents mesurent au quotidien dans leurs conditions de vie.

Il s’agit d’un très mauvais coup porté au dialogue social lui-même : les mesures PPCR procèdent en effet d’un long processus de concertations puis de négociations.

Nous sommes bien conscients que PPCR n’avait pas débouché sur un accord majoritaire, toutefois le Gouvernement avait décidé de sa mise en œuvre unilatéralement, comme la loi l’y autorise.

Aujourd’hui, dans l’intérêt des agents que nous représentons, nous vous demandons instamment de revenir sur cette décision de report de douze mois de la mise en œuvre de ce protocole, comme la mesure de gel de la valeur du point.

Je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de mon profond respect.

Mylène JACQUOT, 
Secrétaire générale CFDT Fonctions publiques

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CFDT, mobilisation générale

A tous les adhérents, militants, secrétaire de section, membre du bureau de la CFDT INTERCO 54 : le mercredi 11 octobre il sera trop tard !!!

Militant, nous portons une responsabilité particulière. C’est à nous qu’il revient le devoir d’être en première ligne le Mardi 10 octobre 2017.

L’Union Départementale vient de nous informer que la CFDT Fonction Publique ouvrira le cortège. Aussi, pour que l’Interco54 rayonne et que cette journée soit une réussite, votre présence à mes côtés est une nécessité absolue. Je compte sur vous.

Il n’est pas inutile de rappeler que cette journée d’action sera capitale pour peser sur la rencontre entre les fédérations de fonctionnaires et le gouvernement le 10 octobre et décrocher des avancées sur le pouvoir d’achat, le jour de carence, la compensation de la CSG, etc.

Force est de constater que nous vivons dans une société de l’image et que l’ampleur des manifestations sera scrutée pour accorder du crédit à la mobilisation des fonctionnaires. Alors soyons nombreux pour démontrer par ces petites promenades de santé sociale dans les rues de la  ville de NANCY que les fonctionnaires n’entendent pas, une fois de plus, servir de cible principale à une politique d’austérité désastreuse pour le devenir de leurs missions, leurs effectifs, leur pouvoir d’achat, leurs conditions de travail, leur statut …

Alors tu fais quoi le mardi 10 octobre !

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