Appel à la grève du 22/05/18

L’union des Fédérations de fonctionnaires et assimilés – CFDT (UFFA-CFDT) appelle l’ensemble des personnels de la Fonction Publique de l’Etat, de la Fonction Publique Hospitalière et de la Fonction Publique Territoriale à la grève et aux mobilisations dont les manifestations auront lieu le mardi 22 mai 2018.

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Document d’orientation pour la concertation : refonder le contrat social avec les agents publics

Le Gouvernement a annoncé lors du comité interministériel de la transformation publique (CITP) du 1er février, sa volonté d’organiser tout au long de l’année 2018 une large concertation avec les représentants des agents publics des trois versants de la fonction publique et les employeurs publics portant sur quatre leviers majeurs de refondation du « contrat social avec les agents publics ».

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Non à une nouvelle journée de solidarité !

Depuis des années, la CFDT alerte sur la nécessité d’une prise en charge digne de la perte d’autonomie.

Face à ce problème de société, qui touche de plus en plus de familles, notamment via le coût élevé des « reste-à-charge » en matière d’hébergement, les gouvernements successifs manquent de volontarisme.

Lors de son intervention télévisée, le Président de la République a évoqué la possibilité d’une nouvelle journée de solidarité : c’est injuste et loin d’être à la hauteur des enjeux.

L’effort de financement nécessaire ne peut être supporté exclusivement par les salariés (cela équivaudrait à une baisse de pouvoir d’achat de 0,3%).

S’agissant d’un risque universel, la CFDT considère qu’il doit être financé principalement par des impôts affectés reposant sur tous les revenus, (et notamment sur toutes les successions) à l’instar de la CSG. Mais le Gouvernement s’est lui même privé de cette possibilité en augmentant la CSG des retraités pour
financer… l’assurance chômage !

La CFDT demande au Gouvernement d’arrêter les bricolages sur le financement de la protection sociale : augmenter les prélèvements sur les retraités pour financer l’assurance chômage et donner du pouvoir d’achat aux actifs (sauf les fonctionnaires), pour finalement le leur reprendre via le jour de solidarité : cela n’a aucun sens !

Au-delà du financement de la perte d’autonomie, c’est un débat national global qu’il faut avoir pour définir ce que la société souhaite pour ses anciens et quelle valeur elle attache aux professionnels qui les prennent en charge. Car il y a bien un besoin urgent de moyens supplémentaires.

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CFDT Action Publique 2022

Le document d’orientation pour la concertation décidée par le Gouvernement, annoncée le 1er février dernier, a fait l’objet d’échanges au cours de ces derniers jours, suite aux critiques fortes que chacune des organisations représentatives a pu exprimer.

La CFDT Fonction Publique (UFFA-CFDT) a envoyé un communiqué de presse, le 4 avril 2018, à lire ci-dessous.

La CFDT et les huit autres organisations syndicales représentatives dans la Fonction Publique se sont exprimées par une déclaration commune du 4 avril 2008.

Pour mémoire vous trouverez également ci-dessous le document d’orientation dans sa forme définitive.

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Agents contractuels : les revendications de la CFDT

Le gouvernement lance un chantier de concertations visant à élaborer un « nouveau contrat social avec les agents publics » articulé autour de quatre axes.
L’un d’entre eux porte sur « l’élargissement du recours aux contractuels ».

La CFDT, comme les autres signataires du protocole PPCR a réaffirmé son attachement aux valeurs et aux droits et obligations portés par le statut des fonctionnaires, qui sont au coeur du modèle républicain.

Les obligations d’impartialité, de neutralité et de probité des fonctionnaires, le respect du principe de laïcité ainsi que la nécessaire continuité du service public et sa mutabilité, constituent les fondements de la Fonction publique de carrière.

La CFDT est attachée au statut dont les principes garantissent l’accès de tous au service public et l’égalité de traitement de l’ensemble des usagers. Ils obligent les administrations publiques comme les fonctionnaires à une adaptation permanente.

Mais le statut général ne saurait être source de précarité : les employeurs publics sont tenus de faire preuve d’exemplarité dans la gestion des agents contractuels, dans le respect des dispositions statutaires.

La CFDT exige que la contribution des agents contractuels au service public soit reconnue.

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Service aux adhérents

Pour soutenir ses adhérents et leur offrir des services utiles, la CFDT s’est dotée d’une Caisse nationale d’action syndicale (Cnas) qui est au côté des adhérents au quotidien et en cas de coup dur. Découvrez les nombreux services proposés aux adhérents de la CFDT !

Réponses à la carte : le service d’accueil téléphonique
Ce service d’accueil téléphonique est réservé aux adhérents CFDT pour poser toutes leurs questions liées au travail, à la vie professionnelle ou personnelle. Le service Réponses à la carte est également accessible en ligne.
Le soutien juridique
Grâce à ce service, l’adhérent CFDT a l’assurance de ne plus être seul face à son employeur. Ce service est proposé par la CNAS (Caisse nationale d’action syndicale), qui est financée par une partie des cotisations syndicales à la CFDT.
L’assurance « Vie professionnelle »
L’assurance « vie professionnelle » prend en charge les frais liés à la défense d’un adhérent mis en cause par un tiers (autre que son employeur) dans l’exercice de sa profession, si l’employeur refuse d’assurer la défense de son salarié. Elle est proposée par la CNAS (Caisse nationale d’action […]
L’assurance « Vie syndicale »
Cette assurance couvre les militants CFDT en cas de dommage corporel à l’occasion de leur activité syndicale. Elle est proposée par la CNAS (Caisse nationale d’action syndicale), qui est financée par une partie des cotisations syndicales à la CFDT.
L’aide aux victimes de répression syndicale
Ce service est destiné aux militants mis à pied ou licencié pour leur activité syndicale. Il est proposé par la CNAS (Caisse nationale d’action syndicale), qui est financée par une partie des cotisations syndicales à la CFDT.
La caisse de grève
Cette caisse de grève permet de compenser la perte de salaire des adhérents CFDT pendant leur mobilisation. Ce service est proposé par la CNAS (Caisse nationale d’action syndicale), qui est financée par une partie des cotisations syndicales à la CFDT.

Pour plus d’informations : cliquez ici

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Justice : mort sur ordonnance ?

Le projet de loi de programmation a enfin été transmis aux professionnels de la justice le 9 mars. Sa transmission au Conseil d’Etat reste fixée au 15 mars.
Le projet de texte confirme les orientations que nous avons dénoncées dès nos premières auditions par les rapporteurs des chantiers.
Il signe non seulement la suppression des 307 tribunaux d’instance mais aussi la disparition du juge d’instance qui est le juge de proximité par excellence. Sous l’intitulé hypocrite de « chambre dénommée tribunal d’instance », les sites des actuels tribunaux d’instance seront tous ­‐ pour le moment – maintenus en activité mais la spécificité de la justice de proximité disparaîtra. Les contentieux seront fondus dans la masse du tribunal de grande instance, de même que les personnels qui seront voués à se déplacer entre les différents sites. Nous dénonçons le mépris affiché vis­‐à­‐vis des 22 000 fonctionnaires des juridictions.
La justice de proximité regroupe, dans un ensemble actuellement cohérent, les expulsions
locatives, les tutelles, les crédits à la consommation… Elle est essentiellement consacrée aux personnes les plus fragilisées et justifie une spécialisation de ceux qui la traitent.
Sous couvert de réforme « partant du terrain », la répartition des contentieux sera rendue illisible et inégalitaire sur le territoire national puisqu’elle sera variable selon les départements.
Le projet marque également une déshumanisation de la justice avec une nouvelle régression des droits de la défense et des libertés publiques en matière pénale et une véritable privatisation de la justice civile.
Enfin, de très nombreuses dispositions relèvent de décrets et le gouvernement sollicite une large habilitation à légiférer par ordonnance, donc sans débat parlementaire, comme cela semble devenir l’habitude, et sans que les objectifs exacts soient définis.
Les inquiétudes demeurent donc sur les réformes à venir, pour n’en citer que quelques unes :
  •  le devenir des juges d’instruction dont la fonction est à nouveau menacée,
  • les compétences des juges de l’application des peines dont la suppression est déjà prévue dans certaines juridictions, au détriment des justiciables pour lesquels un suivi de proximité est indispensable,
  •  les dispositions visant à privatiser le traitement du contentieux civil, en réduisant le rôle du juge et la place de l’audience,
  • l’absence de l’avocat dans la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Nous refusons la mort programmée de la justice sur ordonnances. En conséquence, nous appelons à une mobilisation nationale le 30 mars, avec renvoi de l’ensemble des audiences, réunion d’assemblées générales extraordinaires au sein des juridictions et manifestations.
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