Un rendez-vous salarial lourd d’enjeux

Il était temps ! Voilà des mois que la CFDT-Fonctions publiques appelle le gouvernement à construire et à mettre en œuvre des mesures qui permettent une juste reconnaissance du travail, des compétences et de l’investissement professionnel de l’ensemble des agents publics. Elle l’a rappelé le 4 juin lors du conseil commun de la fonction publique. Le jour même, le secrétaire d’État Olivier Dussopt confirmait la tenue du rendez-vous salarial le 2 juillet. Un rendez-vous inscrit dans le protocole PPCR, très attendu par les agents publics, pour qui 2018 a été une nouvelle année de vaches  maigres. Une première réunion technique se tiendra le 18 juin et permettra à chaque organisation syndicale de réaffirmer ses propositions.

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Réforme d’injustice sociale

Le Gouvernement vient de lever le voile sur le contenu de la réforme d’assurance chômage qu’il entend mettre en œuvre par décret dans le courant de l’été.

Comme la CFDT le craignait, des efforts inédits et colossaux seront exigés des demandeurs d’emploi, dont les allocations vont, pour certains, fortement baisser. Le Gouvernement confirme ainsi la réalisation de son plan d’économies de 3,5Md€ en moins de trois ans… La CFDT ne partage pas cette vision du Gouvernement qui a pour principal objectif de faire des économies en baissant les droits des demandeurs d’emploi !

Car ces annonces auront des conséquences directes et concrètes sur la vie quotidienne des demandeurs d’emploi. Elles pénaliseront tous les demandeurs d’emploi qui alternent périodes de chômage et d’emploi, le plus souvent des femmes et des hommes en situation de précarité ; les jeunes et les seniors qui peinent déjà à s’insérer sur le marché du travail ; les « cadres » qui se verront appliquer une dégressivité injuste et inefficace.

Pour la CFDT, le chômage n’est pas un choix ! Le système d’indemnisation chômage doit permettre de sécuriser les demandeurs d’emploi par un bon niveau d’allocation, tout en leur offrant un accompagnement personnalisé. La CFDT a toujours su prendre ses responsabilités pour assurer la pérennité du régime et construire des règles équitables.

Si la CFDT semble avoir été entendue sur le renforcement de l’accompagnement, en revanche, la mise en place du bonus-malus sur quelques secteurs seulement est incompréhensible.

Alors que la modification des règles d’indemnisation fera de très nombreux perdants, cette demi-mesure de bonus-malus exonérera de nombreux secteurs qui pourtant recourent abusivement aux contrats de moins d’un mois. Elle risque donc de n’avoir que peu d’effets sur le comportement des entreprises et leur responsabilité à agir concrètement sur la qualité des emplois.

Pour contester le contenu et les conséquences de cette réforme injuste, la CFDT appelle à un rassemblement le 25 juin prochain.

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Pour l’avenir de la fonction publique et de ses agent-e-s

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires, et UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public, à une Fonction publique et au Statut général au service de toutes et tous, porteurs de l’intérêt général.

Elles appellent, ensemble, le gouvernement à entendre leurs demandes en matières salariales et concernant le projet de loi fonction publique.

Alors que le Sénat étudie, à son tour, le projet de loi de transformation de la fonction publique, les organisations soulignent leur attachement aux instances actuelles de dialogue social qui permettent aujourd’hui de protéger les agent-e-s. Leur suppression risque d’entraîner une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l’arbitraire. Elles estiment que le recours accru au recrutement sur contrat accentuera la précarité dans la fonction publique. C’est également l’égalité d’accès aux emplois publics et les garanties de neutralité et d’impartialité du service public qui sont menacées.

A la veille du rendez-vous salarial du 2 juillet 2019, les organisations syndicales exigent une politique salariale qui reconnaisse davantage le travail, les qualifications et l’engagement professionnel de toutes et tous les agent-es.

Elles revendiquent une amélioration de leurs salaires qui passe par le dégel de la valeur du point d’indice et des mesures générales alors que l’inflation reste forte à 1,3% sur les 12 derniers mois.

Elles demandent aussi que la compensation de la hausse de la CSG prévue pour les seules années 2018 et 2019, soit pérennisée en rappelant que les agent-e-s publics n’ont pas vu leur pouvoir d’achat augmenter au contraire des salarié-e-s du secteur privé.

Elles demandent également la suppression du jour de carence.

La CGT, la CFDT, FO, l’UNSA, la FSU, Solidaires, la FA-FP, la CFE-CGC et la CFTC appellent à un rassemblement le jeudi 27 juin à 12h00 devant les ministères des Finances et de l’Action et des comptes publics à Bercy afin de rappeler leur opposition à cette loi de transformation de la fonction publique et leur volonté d’obtenir des mesures concrètes pour le pouvoir d’achat de tou-tes les agent-e-s publics.

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La qualité de vie au travail

La qualité de vie au travail, pierre angulaire de la santé des travailleurs et de la performance des entreprises

Du 17 au 21 juin, le réseau Anact-Aract organise la 16ème semaine de la qualité de vie
au travail, sur le thème « Vous avez dit performance(s) ? »

Pour la CFDT, il ne fait aucun doute qu’améliorer la qualité de vie au travail, c’est d’abord s’intéresser à la qualité du travail, au travail bien fait, celui qui conjugue implication des travailleurs et performance des entreprises. Des travailleurs plus épanouis et mieux impliqués sont à la fois plus performants et en meilleure santé pour les entreprises qui les emploient.

Pour la CFDT, la qualité de vie au travail est loin de la notion galvaudée de « bonheur au travail » qui trouve souvent son expression dans le design du mobilier de la salle de pause, la présence d’un baby-foot ou la nomination d’un « Chief Happiness Officer ».

Agir pour la qualité de vie au travail nécessite de s’intéresser aux conditions dans lesquelles le travailleur réalise son travail, tant dans l’organisation de celui-ci que dans les relations sociales et professionnelles qui l’entourent. Les possibilités d’épanouissement et  de réalisation de soi, d’implication et d’action sur son travail participent aussi à une  meilleure qualité de vie au travail.

Mais la QVT interroge aussi les risques professionnels et donc la santé au travail.
Celle-ci ne peut être considérée uniquement sous l’angle médical et de la réparation
des préjudices. Il est nécessaire de développer une approche préventive, reposant
notamment sur la prise en compte des réalités du travail.

C’est pourquoi, à l’heure où la réforme de la santé au travail est en discussion, la CFDT demande que l’accord sur la QVT de 2013 soit réinterrogé par les partenaires sociaux pour faire du travail et de la qualité du travail un levier essentiel des politiques de prévention.

A défaut, le risque est grand de rater l’opportunité de s’inscrire dans une approche moderne du travail et de ses conditions de réalisation, approche indispensable dans un monde du travail en évolution percuté à la fois par les nouvelles technologies, par le vieillissement de la population au travail et par les enjeux d’attractivité des métiers et les filières.

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Projet de loi “Fonction Publique” : les modifications apportées par les sénateurs

Mercredi 12 juin, le Sénat a adopté en commission des lois plus de 150 amendements au projet de loi de réforme de la fonction publique. Tour d’horizon.

Un examen sur les chapeaux de roues. Dans la matinée du mercredi 12 juin, la commission des lois du Sénat a examiné l’ensemble des 430 amendements déposés sur le texte, dont l’examen en séance est prévu à partir du 18 juin. Au total, 150 amendements environ ont été adoptés par les sénateurs. “Bien qu’il ne traduise pas une réelle vision de l’action publique, ce projet de loi comporte une palette d’outils pouvant permettre une meilleure gestion des ressources humaines”, expliquent les rapporteurs du projet de loi, Catherine Di Folco (app. LR) et Loïc Hervé (UC). Passage en revue, dans l’ordre de discussion du texte, des principaux amendements adoptés en commission par les locataires du Palais du Luxembourg.

Les compétences des CAP rétablies. La commission des lois a adopté un amendement des rapporteurs qui prévoit que la compétence des commissions administratives paritaires (CAP) soit réintroduite en matière d’avancement et de promotion pour les trois versants de la fonction publique. L’amendement en question prévoit également que la compétence de la CAP est réintroduite dans la fonction publique d’État et la fonction publique hospitalière pour certaines décisions relatives à des fonctionnaires dont l’emploi a été supprimé. Il prévoit enfin la subsistance de l’avis de la CAP en matière de transferts de fonctionnaires territoriaux.

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Assurance chômage, retraite, où est la justice sociale ?

Depuis des mois la CFDT revendique une inflexion de la politique du gouvernement vers une nécessaire prise en compte de la transition écologique accompagnée d’une plus grande justice sociale. Le discours du Premier ministre devant l’Assemblée nationale, censé constituer l’acte 2 du quinquennat, pouvait donner le la de cette nouvelle orientation.

La CFDT prend acte de la feuille de route dessinée par le chef du gouvernement sur les questions environnementales. L’accélération écologique annoncée (projet de loi contre le gaspillage, contrats de transition écologique, mesures favorisant le recyclage ou limitant l’utilisation des plastiques, etc.) devra être très rapidement mise en place. Car si les grands sujets sont esquissés, nous jugerons aux actes. Quels moyens seront par exemple concrètement investis dans la rénovation thermique des bâtiments ? Et quand ? Sur ce sujet, il est plus que temps d’agir, vite et fort.

La CFDT approuve les ambitions formulées pour rapprocher les services publics de citoyens à travers la création à terme d’une maison France services par canton, les mesures en faveur des familles monoparentales, l’extension de la PMA à toutes les femmes. Mais les services publics nécessitent aussi des moyens humains et organisationnels : la situation dramatique des urgences et les nombreuses tensions dans les hôpitaux nous le rappellent aujourd’hui.

La CFDT ne peut en revanche accepter que dans le chapitre consacré à la justice sociale, soit intégrée une réforme de l’assurance chômage qui demande des efforts considérables à tous les chômeurs, notamment les plus précaires, et n’impose un bonus-malus qu’à cinq à dix branches professionnelles.

Elle ne peut accepter l’évocation, pour le régime des retraites, d’un âge d’équilibre identique pour tous qui n’est ni nécessaire financièrement ni juste pour celles et ceux qui ont commencé à travailler tôt. Pour la CFDT, une telle mesure compromettrait l’équilibre du projet de réforme et le rendrait inacceptable.

Dans son discours, le Premier ministre a affirmé vouloir inaugurer un changement de méthode. L’heure est donc venue de recevoir toutes les organisations engagées dans les propositions du pacte social et écologique pour donner à chacun le pouvoir de vivre.

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Rendez-vous salarial du 2 juillet 2019

Le rendez-vous salarial se tiendra le 2 juillet.
• Le pouvoir d’achat des agents publics sera au cœur des discussions.
• Dans le même temps, le projet de loi de transformation de la fonction publique poursuit son parcours législatif.

Il était temps ! Voilà des mois que la CFDT-Fonctions publiques appelle le gouvernement à construire et à mettre en œuvre des mesures qui permettent une juste reconnaissance du travail, des compétences et de l’investissement professionnel de l’ensemble des agents publics. Elle l’a rappelé le 4 juin lors du conseil commun de la fonction publique. Le jour même, le secrétaire d’État Olivier Dussopt confirmait la tenue du rendez-vous salarial le 2 juillet. Un rendez-vous inscrit dans le protocole PPCR, très attendu par les agents publics, pour qui 2018 a été une nouvelle année de vaches maigres. Une première réunion technique se tiendra le 18 juin et permettra à chaque organisation syndicale de réaffirmer ses propositions.

Redonner le pouvoir de vivre aux agents publics

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